Denis Muzet

Né en 1951, diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Strasbourg, Denis MUZET est d’abord Professeur-assistant à l’Institut de Psychologie Sociale de l’Université de Strasbourg, auprès d’Abraham MOLES (1972-1979). Il crée l’Institut MÉDIASCOPIE en 1982 afin d’y développer une méthode originale de mesure des réactions des téléspectateurs en temps réel – la Médiascopie -, qu’il applique, à partir de 1983, à de nombreuses émissions, à la demande de leurs invités, dirigeants politiques et chefs d’entreprises. En 1997, il crée L’Observatoire du Débat Public, organisme privé indépendant de veille sociologique, qui analyse l’évolution profonde des opinions et des représentations des Français, au travers des grands thèmes du débat public, à la demande de ses abonnés (dirigeants politiques, d’entreprises, sociaux, associatifs, etc.). Il enseigne “La société médiatique” au Master 2 “Communication Politique et Sociale”, Département de Science Politique, Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne. Il intervient également au séminaire « Jeunes leaders politiques » de l’Institut ASPEN.
Derniers ouvrages publiés :
Essai sur un pouvoir médiatique (Éditions de l’Aube, janvier 2008)
Le président de la République semble être partout, tout le temps. Et d’abord sur les petits écrans. Cette omniprésence fait de Nicolas Sarkozy un véritable Téléprésident, nouvelle figure de la communication politique, qui emprunte à la télévision sa vision du monde. Il en résulte un pouvoir médiatique, né de la rencontre d’un homme et d’un média qui est au cœur de nos vies. Comment en est-on arrivé là ? Est-on entré dans une nouvelle ère de la communication politique ? Quelles en sont les méthodes et vers quels horizons nous projette-t-elle ? Deux spécialistes de la communication s’interrogent sur les premiers mois de gouvernance de Nicolas Sarkozy. Ils décryptent, à travers leurs regards croisés, les ressorts, les réussites, mais aussi les dangers de ce qui marque une mutation radicale de notre démocratie.
Les nouvelles armes du politique (Éditions de l’Aube, janvier 2007)
Début 2007. Les candidats à l’élection présidentielle cherchent à entraîner et à convaincre. Tache difficile. Le lien entre les dirigeants et les citoyens s’est profondément détérioré ces dernières années. La parole politique sonne comme une langue étrangère, le véhicule de la confiance est en panne, l’angoisse d’un 21 avril bis omniprésente. Les politiques parlent et nous aimerions bien les croire, mais nous ne les écoutons qu’à moitié. Pourtant, quelque chose est en train de se passer. Une mutation s’opère dans la façon dont ils s’adressent à nous et peut-être aussi dans la manière dont nous les écoutons et les regardons. La conviction se met à emprunter d’autres chemins…
Fondé sur des enquêtes d’impact du discours politique inédites, ce livre est une contribution précieuse à la résolution de ce qui reste aujourd’hui une énigme : comment nos femmes et nos hommes politiques parviennent-ils à nous convaincre ? Y arriveront-ils ? Réussiront-ils à créer un nouveau pacte de confiance et à nous entraîner vers de nouveaux projets ? Ce livre est une aide à la compréhension et au décryptage des discours et des stratégies en œuvre dans la campagne présidentielle ; et, au-delà, un essai utile pour penser l’évolution de nos démocraties médiatiques.
Enquête sur des consommateurs de médias (Éditions de l’Aube, 2006)
Ce livre est le fruit d’une enquête conduite par L’Observatoire du Débat Public sur la façon dont les Français consomment l’information. Il montre comment l’individu cherche aujourd’hui à s’informer, moins pour comprendre le monde que pour calmer une peur permanente, dans un environnement qu’il perçoit de plus en plus anxiogène. À l’heure des médias omniprésents et de l’info en continu, le “médiaconsommateur” absorbe les nouvelles partout et tout le temps, au plus vite et au plus simple. Mais derrière l’abondance, il sent bien que ce qu’il ingurgite compulsivement ne suffit pas à le nourrir. On est entré dans l’ère de la “Mal Info”. Cet ouvrage traite des médias sous l’angle de leur consommation plutôt que sous celui de la production journalistique. Mais il ne s’arrête pas au diagnostic. Parce qu’il s’agit là d’un enjeu démocratique majeur, il vise aussi, en ouvrant quelques pistes, à repérer comment chacun de nous cherche à sortir de la “Mal Info”.




